Hiver 2010/11-N°18 : les animaux dans l'agglo

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Toutous, minous, et autres animaux de l'agglo

La biodiversité, c'est aussi dans les villes. Ces animaux qui nous entourent, nous avons besoin d'eux. Mais les connaissons-nous bien? Il ya ceux qui nous tiennent compagnie, ceux que l'on n'aime pas et ceux dont on n'imagine même pas la présence...

Dans ce numéro, vous trouverez un dossier complet sur la biodiversité de la faune dans l'agglo avec une enquête réalisée auprès des habitants de l'agglo ; des réflexions originales sur la précarité aujourd'hui avec des "bons tuyaux"; une proposition pour rire toute l'année, malgré tout ; et aussi des tas d'idées cadeaux qui feront du bien à tous! Le découvrir
Trop mignon : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=7BtMD5uKS30

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4 comments for "Hiver 2010/11-N°18 : les animaux dans l'agglo".

1. Réponse 2 de Pierre Chatelain

En effet, l'énergie a une fâcheuse tendance à finir par agiter de manière désordonnée les molécules de notre environnement, le second principe de la thermodynamique n'y étant pas pour rien. Et comme vous le dites, il faut malgré ce penchant essayer au passage d'utiliser cette énergie pour nos activités. Concernant son stockage partiel, je vois en plus de Chamrousse pour l'énergie potentielle le repompage des eaux d'aval dans les barrages à deux niveaux, le stockage sous forme chimique par la synthèse thermique de molécules susceptibles d'être "brûlées" ultérieurement, l'entretien d'une source chaude à proximité d'une source froide, le stockage électrochimique dans des batteries, le stockage mécanique notamment par compression d'un gaz ou encore celui par volant d'inertie (ces trois derniers modes devant sans doute être envisagés à des échelles plus individuelles que collectives).
Mais ce que je trouve le plus "impressionnant" dans notre réalité de tous les jours, ce sont ces 60 à 70% perdus à la source dans les centrales thermiques sans cogénération, qu'elles soient à combustible fossile ou nucléaire, ainsi que dans les petites centrales que sont les moteurs thermiques de nos véhicules.

2. Réaction 2 à l'article "Mais que d'énergie perdue!"

Monsieur Chatelain, j'ai lu avec intérêt votre article intitulé "Mais que d'énergie perdue!". En fait le bilan est bien pire puisque c'est la totalité de l'énergie qui est perdue en chaleur. Les pourcentages que vous donnez sont ceux de la production d'une autre forme d'énergie. Mais ensuite? Prenons le cas de la voiture : vous partez le matin, vous roulez toute la journée, et vous revenez le soir au point de départ. Le travail est nul. _Toute_ l'essence consommée est partie en chaleur : - rendement de conversion en énergie mécanique, 60% en chaleur immédiate perdue dans l'atmosphère. - Vous chauffez l'habitacle? au bout du compte tout est perdu dans l'atmosphère. - La voiture se déplace? L'essence n'est utilisée que pour vaincre les frottements. Frottements dans l'air : l'air et la carrosserie s'échauffent. Frottements sur la route : les pneus et le macadam s'échauffent. Frottements dans la mécanique : les pièces s'échauffent. - Bien sûr, il y a une petite partie de l'essence qui sert à faire passer la voiture de 0 à 60 km/h par exemple. L'essence est transformée en énergie cinétique (1/2 mv²), mais comme il faut bien s'arrêter, ne serait-ce qu'au prochain feu rouge, cette énergie cinétique est à son tour transformée en chaleur (frottements air et route, et chaleur dans les disques de freins). - Pour que l'essence ne soit pas toute convertie en chaleur tôt ou tard, il faudrait monter la voiture sur un parking de Chamrousse, par exemple, et la laisser indéfiniment. Dans ce cas il y aurait une petite partie de l'essence qui aurait été convertie en énergie potentielle (mgh) et non en chaleur. Mais comme en général on revient un jour chez soi, l'énergie potentielle sera elle aussi reconvertie en chaleur pendant le retour... Mais vous avez raison : il faut faire en sorte que cette chaleur inéluctablement perdue serve à quelque chose. Il faut s'en servir, au passage, pour chauffer nos habitations, cuire les aliments, chauffer l'eau de nos douches, etc... Quant aux centrales? L'électricité ne pouvant se stocker, c'est _instantanément_ que toute l'électricité produite est transformée en chaleur, ici ou là, en commençant par les fils du transport de l'électricité.

3. Réponse 1 de Pierre Chatelain

Dans l'article, il est question de la situation en France : aucune centrale nucléaire n'y est exploitée en cogénération. La cogénération implique, pour éviter une trop forte déperdition thermique, d'exploiter la chaleur "résiduelle" (70% de l'énergie fournie par la centrale) près de la centrale. Il semble qu'en France cette contrainte soit rédhibitoire du fait des risques de type Tchernobyl ou de pollution du fluide évacuant l'énergie thermique comme cela a déjà été le cas en France. Donc en France, l'énergie thermique issue des centrales nucléaires est bien jetée à la rivière ou dans la mer, ou dans l'atmosphère. Par ailleurs, je doute que les personnes irradiées, passées, présentes et à venir, de Tchernobyl ou d'ailleurs, préfèrent les centrales nucléaires et leur radioactivité, directe en cas d'accident d'exploitation ou secondaire via les déchets et les mines d'uranium, plutôt que l'émission de CO2. Il serait bien préférable de limiter la consommation d'énergie en l'utilisant mieux (la cogénération est un des moyens pour cela) que de considérer que l'énergie peut être consommée sans limitation puisqu'il suffirait de construire des centrales nucléaires : il faut aussi à ces dernières du "combustible" qui ne se trouve plus en France mais par exemple en Afrique avec les contingences politiques dont l'actualité s'est fait récemment l'écho.

4. Réaction 1 à l'article "Mais que d'énergie perdue!"

Pierre Chatelain écrit que l'énergie thermique issue des centrales nucléaires est jetée à la rivière ou dans la mer. Ceci est faux et rien n'empêche de récupérer cette énergie, comme cela est fait en république tchèque à la centrale de Temelin pour chauffer la ville voisine de Tynn nad. Ainsi, contrairement aux centrales à gaz ou à charbon fonctionnant ou non en cogénération, on chauffe les habitants de cette ville sans émission de gaz CO2 si préjudiciable à notre environnement.

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