L'avenir de la Métro, qui se préoccupe de notre avis?

Charteuse.jpg

L'avenir de notre collectivité est en jeu, et on ne nous consulte pas ! 

       En lien avec la réforme des collectivités locales, les élus de la Métro ont pour projet de devenir une communauté urbaine, ce qui signifie : intégrer de nouvelles communes pour atteindre 450 000 habitants. Mais plusieurs associations, en particulier l’ADES (1) et le CREA en Chartreuse  (2), dénoncent l’absence de débat avec la population.
En savoir plus

 

Un tel projet a des impacts essentiels sur la gestion future des territoires communaux, or, les discussions se font en catimini. Les habitants, premiers concernés, ne sont pas consultés. Si ce projet présente des points positifs, il soulève aussi de nombreuses interrogations : l’éventuel regroupement de la Communauté de Communes du Balcon Sud de Chartreuse à la Métro, par exemple, pose le problème de la gestion spécifique d’une zone rurale à l’intérieur d’une grande zone urbaine. Le Vercors d’ailleurs ne s’y risque pas et refuse ce regroupement.
(1) ADES : Association pour la Démocratie, L’Ecologie et la Solidarité
(2) CREA :  Collectif pour une Réflexion sur l’Evolution de l’Architecture

     

  Une communauté urbaine : quels avantages, à quel prix ?


       L’ADES, qui s’est opposé plusieurs fois au Conseil Municipal en matière de politique d’urbanisme (concernant le projet GIANT, par exemple), soutient cette fois le projet de création d’une communauté urbaine, qui comporterait de nombreux avantages. L’intercommunalité permettrait entre autres à la communauté d’avoir des compétences élargies, de mener une politique d’urbanisme à plus grande échelle (donc potentiellement plus pertinente, ex au niveau des transports en commun) et un budget plus important, avec une dotation de l’Etat augmentée de 11 millions d’euros. Mais pour transformer la Métro en communauté urbaine, il y a un seuil de 450 000 habitants à atteindre (la Métro en compte actuellement un peut plus de 400 000). 
D’où une volonté empressée des élus locaux de recruter des communes des massifs alentours (dont la CCBSC), du Grésivaudan et du Voironnais.

       Ainsi pour  gagner en rapidité, le conseil municipal se passe de toute délibération démocratique, se contentant de quelques réunions faiblement représentatives avec tour de table sans argumentation, comme le dénonce le CREA Chartreuse dans une lettre au président de la CCBSC. Et pour l’ADES c’est là que le bât blesse : au vue du peu de Démocratie dans la création de la communauté urbaine, on est en droit de douter de l’aspect démocratique de son futur fonctionnement. D’autant que pour l’heure les conseillers intercommunautaires ne sont pas élus, ce qui ne leur impose en rien de présenter un programme de gestion de la communauté urbaine. Le prix à payer de la création de la communauté urbaine semble donc être le sacrifice du débat démocratique local.

 

       Les enjeux du débat (qui n’existe pas…)


       C’est dans ce contexte que la CCBSC s’est positionnée pour son rattachement à la Métro. Ce qui a provoqué l’inquiétude du CREA Chartreuse, qui pointe plusieurs points qui devraient faire l’objet d’un débat avec la population. Ces points portent sur :

- L’appartenance géographique du CCBSC à un territoire de montagne et à l’entité du parc de la Chartreuse : il existe un risque de désolidariser la CCBSC du reste du massif et du parc. 

- le risque que cette refonte de l’intercommunalité tourne à l’absorption de la CCSBC par la Métro.

- Le peu de pouvoir qu’aura la CCBSC au sein de la communauté urbaine, sachant que la représentation des communes se fait à la proportionnelle, et qu’une zone rurale ne peut être gérée comme une zone urbaine.

- La remise en cause de la Démocratie de proximité caractéristique des communes des massifs alentours

Par ailleurs, Le conflit récent entre Grenoble et les communes alentours à propos du pont de Chartreuse illustre bien les craintes liées aux conflits de priorités qui ne manqueront pas de surgir au sein de la communauté de communes. (Plus de détails sur ce conflit ici).

       

       Dans l’état actuel des choses, les élus du Vercors ont fait savoir par voie de presse qu’ils s’opposaient au projet de regroupement de la CCBSC avec la Métro. Par ailleurs, dans la Romanche, le maire de Vizille indique qu’il consultera sa population sur un rattachement éventuel à la Métro.
Si de nombreuses problématiques restent en suspens, elles ne sont pas insolubles. D’où l’impératif d’une délibération démocratique qui fait une fois de plus défaut alors qu’elle aurait le mérite d’apaiser les choses, et d’appréhender le projet dans toute sa complexité.

                                                                                                                  

   Antoine Machut
 

    

Une pétition est disponible ici.
Vous pouvez également visiter un blog créé par un habitant qui se veut impartial et informatif sur les enjeux du possible rattachement de Sappey-en-Chartreuse à la Métro.  

 

There are no comments for "L'avenir de la Métro, qui se préoccupe de notre avis?".

Poster un nouveau commentaire

Le contenu de ce champ ne sera pas montré publiquement.