Le jour de l’an d’une Grenobloise à Gaza

photo portrait de Leila

La grande marche pour Gaza!

Dans ma vie de tous les jours, j'habite à Grenoble où je travaille comme journaliste dans une revue spécialisée de montagne. Le reste du temps, j’observe le globe qui tourne, chez nous ou ailleurs, avec plus ou moins d’espoir ou d’exaspération selon les jours. De temps à autre, pour éviter l’anesthésie générale, je tente d’apporter une minuscule pierre à l’édifice en témoignant.

L’été dernier, je suis partie en Palestine, ou plus précisément dans les territoires occupés de Cisjordanie (voir le récit du voyage). Il fallait que j’aille voir de mes propres yeux. J’entends parler du conflit israélo-palestinien depuis que je suis née, ou presque, avec comme tout le monde, cette impression d’un bourbier qui n’en finira jamais. Pourtant, il n’y a pas de fatalité, des solutions existent forcément. Les récentes et très violentes attaques d’Israël sur le Liban en 2006 et sur Gaza fin 2008 m’ont décidé à faire le pas : aller voir sur place ce qui s’y passe, pour essayer de mieux comprendre.

Un voyage en Palestine, avec ou sans préjugés au départ, glacera le sang de tout humain normalement constitué. Constater la violence et les humiliations infligées par un Etat militaire sur toute une population civile est tout simplement insupportable. Vous aurez beau crier à l’injustice, personne ne vous entendra. 60 ans que ça dure comme ça. Et encore, je n’ai pas vu Gaza, cette grande prison à ciel ouvert d’un million et demi de Palestiniens soumis au blocus draconien de l’armée israélienne. Même les convois d’aide humanitaire restent en attente.

A mon retour de Cisjordanie, j’ai eu vent d’une action internationale de soutien à la population de Gaza, sous la forme d’une grande marche organisée sur place. Depuis, le projet a muri et plusieurs centaines d’internationaux s’apprêtent à converger vers Gaza, via l’Egypte, pour participer à la « Marche pour la Liberté », le 31 décembre prochain. Une autre façon de fêter le nouvel an.

Reste une grande inconnue : les autorités égyptiennes nous laisseront-elles franchir le poste frontière de Rafah pour entrer dans Gaza ? Vous pourrez suivre le déroulement du voyage sur mon blog « de Grenoble à Gaza » (en fonction des moyens de communication locaux), en attendant un récit plus complet dans un prochain numéro des Antennes.

Leïla Shahshahani
Grenoble

Lire aussi le témoignage d'un Grenoblois à Gaza

Leïla Shahshahani 
http://degrenobleagaza.over
www.infolei.com

A voir aussi : http://gaza-strophe.cinemeteque.com/agenda/gazastrophe_ici_13012010.html

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