Le Rondeau, ou comment faire d'interminables bouchons au sud de Grenoble

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Chroniques à rebours de JPB (20 déc 09)

Quand la file de gauche va à droite et la file de droite va à gauche, ça fait un point noir !

C’est bien connu, Grenoble est une ville engorgée par la circulation automobile. Et le problème ne se voit nulle part ailleurs mieux que sur la section de voie rapide – dite périphérique sud – qui s’étend sur environ dix kilomètres entre Echirolles et Meylan, au sud est de l’agglomération. Les véhicules s’y entassent et s’y traînent chaque fin d’après midi à une allure d’escargot en une double file chaotique qui s’allonge toujours plus.

Ce spectaculaire engorgement est d’ailleurs un des arguments majeurs des tenants de la construction d’une nouvelle voie autoroutière au nord de la ville.

Mais pourquoi ce bouchon ? A cause d’une circulation automobile et de camions toujours plus dense, répondent-ils ! Oui, certes, mais pas seulement ! On constate d’abord que le périphérique est tous les jours engorgé dans le sens Chambéry-Grenoble, mais pas dans le sens Grenoble-Chambéry. Alors que de ce même côté le trafic reste fluide (dense ou pas), dans l’autre sens, l’embouteillage commence rituellement vers 15 heures, pour s’étendre progressivement depuis Echirolles jusqu’à la hauteur de Saint-Martin d’Hères.

C’est que ce périphérique à deux voies et à fort trafic se termine dans le sens Chambéry-Grenoble par un étrange échangeur, débouchant par une seule voie sur l’A480, un évident goulot d’étranglement. Ce n'est pas la seule raison : une entrée vient à ce point précis déverser un flot de voitures qui vont, d'une part vers Seyssinet (à gauche), vers le sud et le grand centre commercial d’Echirolles (au centre), ou encore vers Lyon (à droite), coupant en cela les files de l’autoroute, qui, elles-mêmes se rabattent d’un côté et de l’autre, d’où une magnifique pagaille routière, immobilisant chaque fin d’après-midi des centaines de véhicules sur sept à huit kilomètres.

Un responsable des ponts et chaussées, dont nous garderons l’anonymat, concède dans son jargon : « oui, c’est vrai que le Rondeau est un point un peu délicat de saturation qui se génère ». Des solutions d’exploitation sont à l’étude, ajoute-t-on de même source (depuis plus de dix ans que dure le manège de la saturation quotidienne...). Il est vrai qu’une voie supplémentaire, ou un ouvrage permettant d’éviter que les files de voitures ne se croisent, rendrait la situation plus fluide, mais elle rendrait également la construction du périphérique nord sûrement moins pressante.

JPB

 

 

 

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