Suite de l'article paru dans le n°12: "Loufoques les ufologues?"
Apparitions non expliquées d'ovni, quatre récits (compléments d'informations, article de François Haÿs): l'article dans Les antennes N°12
Exeter (U.S.A.), 3 septembre 1965
Norman Muscarello, 18 ans, déboule au commissariat d’Exeter, une petite ville d’environ 8 000 âmes du New Hampshire, et déclare avoir vu un énorme objet volant doté de lumières rouges pulsantes se diriger vers lui en silence alors qu’il faisait du stop pour rentrer chez lui. Au même moment, l’agent Eugene Bertrand, qui est en train de patrouiller, intercepte à quelques kilomètres de là une femme très agitée qui a garé son véhicule sur la route ; elle affirme avoir été suivie sur plusieurs kilomètres par un engin silencieux avec des lumières rouges clignotantes.
L’agent Reginald Toland, qui est de faction au poste et a pris le témoignage du jeune Norman, ordonne à son collègue de rentrer puis les renvoie tous deux sur le terrain pour voir si l’objet est toujours là.
Une fois sur place ils ne voient d’abord rien puis, intrigués par le comportement étrange des bêtes présentes – des chevaux et des chiens – ils voient apparaître au-dessus des arbres un objet brillant et circulaire qui se dirige dans leur direction en oscillant à la façon d’une feuille morte, tout le périmètre baignant dans une lumière rouge et dans le plus parfait silence… Un autre policier, David Hunt, se rendra sur les lieux. Lui aussi verra l’objet.
Dans les semaines qui suivirent une soixantaine d’autres témoignages purent être collectés.
Plusieurs enquêtes, dont une officielle, furent diligentées. Ce cas est inexpliqué à ce jour.


Exeter © Sélection du Reader’s Digest 1966 / Exeter © Dargaud 1973
Sources :
• The Thing at Exeter E. W. Dooley in Look n° spécial « Flying saucers » p. 17 (1967)
• Soucoupes volantes ou fantômes de l’espace ? John G. Fuller in Sélection du Reader’s Digest (édition française) de juillet 1966. Cet article est la traduction de Outer-Space Ghost Story paru dans le magazine Look du 22 février 1966 et repris en mai dans le Reader’s Digest américain avant de terminer sa vie dans True en août sous le titre The Incident at Exeter (qui donnera son titre au best-seller qui suivra).
• The Exeter Puzzle in The True Report on Flying Saucers n° 1 (1967)
Aveyron (France), juin 1966 et janvier 1967
Nous sommes dans une ferme isolée de l’Aveyron en ce 15 juin 1966 ; vers 21 h 30, s’étant mise à la fenêtre pour prendre l’air, l’aïeule observe à quelques centaines de mètres des lumières blanches qu’elle compare à « des feux » qui, au ras du sol, traversent les champs en se rapprochant des habitations. Craignant un incendie elle appelle son gendre qui les observe à son tour. L’une d’entre elles est à quinze mètres de la maison… Les objets sont arrondis par-dessus et plutôt aplatis par-dessous, leur diamètre est d’environ 1,20 m, ils se tiennent à une quinzaine de centimètres du sol, s’allument et s’éteignent par intermittence… Etant sorti pour mieux se rendre compte, il en observe six qui se déplacent au pas et en file indienne pour rejoindre une sorte de poteau ou d’obus lumineux (« comme un arbre en flammes ») situé à plusieurs centaines de mètres de là. Les sphères lumineuses semblent s’y fondre avant que le tout ne disparaisse sur place, sans le moindre bruit. Cet étrange manège qui durera une demi-heure aura aussi pour témoin le fils du gendre, Robert, qui a une vingtaine d’années. Très inquiète, la vieille femme ira se coucher tout habillée.
Le 6 janvier 1967, les sphères lumineuses sont de retour. Le fermier se retrouve un soir dans la cour à 50 mètres de l’un de ces objets. Il décide de le prendre à revers mais lorsqu'il passe la porte qui le mènerait « derrière » la sphère, celle-ci est là qui semble l’attendre… L'homme décide alors de couper à travers champs pour contourner l'objet mais la sphère le suit sur 60 m avant d'aller bloquer l'entrée du chemin ! Ayant appelé son fils, tous deux voient alors six sphères qui rejoignent le grand « obus lumineux » dressé en plein champ et qui émet un faisceau semblable à celui d'un phare. Robert, que son père a laissé seul, observe le cortège des boules qui finissent par s’accrocher à des appendices apparus sur les côtés de la colonne avant d’être comme absorbées par elle…
Cinq jours plus tard, le fils, qui avait pris la voiture pour suivre une boule, se retrouve à une trentaine de mètres d’un « obus » et constate qu’il est de dimensions imposantes. Une ou deux petites sphères y « entrent », un sifflement est émis, l'obus s'incline à 45° et part à une vitesse vertigineuse. Une sphère étant toujours là, la poursuite reprend sur plusieurs centaines de mètres ; la vitesse de l’objet semble calquée sur celle de la voiture. Il observe enfin un autre objet qui a la forme d’un disque surmonté de deux coupoles transparentes avec deux personnages à l'intérieur. Le témoin ressent une sorte de bouffée de chaleur et ne peut plus bouger.
A noter qu’en 2005, un ufologue recueillit d’incroyables révélations de la bouche de Robert, ce dernier prétendant avoir passé un an dans une base souterraine extraterrestre située dans l’Himalaya en 1969. Robert est donc aussi un contacté, dans la grande tradition américaine. Cela n’enlève rien aux premiers témoignages qui restent impressionnants.

Aveyron © LDLN 1970
Sources :
• LDLN # 107, 108, 109 (1970), 168 (1977), 381 à 384 (2006 et 2007)
• Fernand Lagarde Mystérieuses soucoupes volantes (Albatros 1973) p. 146
• Lob et Gigi O.V.N.I. dimension autre (Dargaud 1975)
• Jacques Vallée Le collège invisible (Albin Michel 1975) p. 46 à 50 et Autres dimensions (Robert Laffont 1989) p. 207
Trancas (Argentine), 21 octobre 1963
Cette histoire comporte de très nombreux détails que je ne puis relater ici par manque de place. En substance, Yolie et Yolanda Moreno, deux sœurs âgées de 21 et 30 ans et Dora, une jeune servante, observent un manège inhabituel sur la voie ferrée qui passe à proximité de leur propriété ; de nombreuses silhouettes semblent s’affairer dans une sorte de « tunnel » de lumière reliant deux objets brillants. Pensant à un déraillement ou à un sabotage, les trois jeunes femmes décident d’en avoir le cœur net, prennent une lampe de poche et s’approchent de la scène qui se situe à moins de 200 mètres du domaine. Soudain leur attention est attirée par une lueur verdâtre, elles dirigent le faisceau de la torche vers la source de cette lumière et constatent qu’un « plat gigantesque » flotte dans la cour, à moins de deux mètres du sol. Ce disque d’environ neuf mètres de diamètre est pourvu d’un dôme et de six « fenêtres » éclairées, et il se balance doucement. Soudain un souffle brûlant et aveuglant jaillit de la « soucoupe » et projette les jeunes femmes au sol alors qu’un brouillard blanc et une odeur de soufre les enveloppe. La jeune Dora sera ultérieurement soignée pour des brûlures au premier et au second degré.
A cet instant, trois autres appareils « s’allument » sur la voie de chemin de fer. De la fenêtre de leur chambre, les parents Moreno, qui se sont réveillés, constatent que l’objet initial a déployé un rayon lumineux d’environ trois mètres de large, dont l’extrémité se termine brutalement et qui semble se livrer à un examen minutieux des bâtiments. Les cinq autres objets vont alors émettre chacun deux « tubes » de lumière identiques qui « fouilleront » le domaine. Toute la propriété est baignée de lumière comme en plein jour. Il n’est plus possible aux habitants de rester à l’intérieur tant il y fait une chaleur suffocante. C’est la panique. Au bout de quarante minutes l’objet principal dirige son faisceau lumineux en direction de la ville de Trancas, distante d’environ trois kilomètres. Le faisceau se rétracte et l’objet rejoint les autres sur la voie ferrée d’où ils décollent.
A l’endroit précis où se tenait le premier appareil fut découvert un cône d’environ un mètre de haut formé par l’entassement régulier d’environ 2 000 petites billes blanches très fragiles. Leur analyse par un laboratoire de l’université de Tucuman nous apprendra que les billes étaient constituées de 96,48% de carbonate de calcium pour 3,51% de carbonate de potassium, ce qui ne nous en dit pas plus sur leur origine… Par ailleurs les chiens jamais ne réagirent alors qu’ils étaient réputés pour « avoir du répondant » et les poules furent retrouvées dans un même état de somnolence avancé. Enfin quelques témoignages extérieurs purent être recueillis.
Cet incident a fait l’objet d’un rapport de police. Plusieurs enquêtes furent menées avec sérieux. L’authenticité du cas ne fait pas de doute. Une explication par des manœuvres militaires a été avancée mais ne répond pas – pour le moins ! – à la multitude d’interrogations que suscite ce formidable incident.


Trancas © Dargaud 1975 Trancas © Cadiu 1974
Sources :
• Bulletin du G.E.P.A. Vol. 1 n° 3 / 4 (1963), Vol. 2 n° 1 et n° 6 (1964)
• Phénomènes Spatiaux # 33 de septembre 1972
• LDLN # 121 de décembre 1972
• Los asombrosos fenomenos de Trancas Oscar A. Galindez in OVNIS, un desafío a la ciencia # 4 de novembre 1974
• Les lumières de l’inconnu Lob et Gigi in Pilote # 12 de mai 1975
Col de Vence (Alpes-Maritimes), depuis plusieurs décennies
Amis grenoblois il n’est pas question ici de « notre » col de Vence mais bien de celui qui se trouve dans l’arrière-pays niçois. Wikipedia nous apprend qu’il est surplombé par le parc des Noves et fait partie du massif des Baous. Il se situe à 10 kilomètres de Vence, sept de Coursegoules et quatre du hameau de Saint Barnabé.
Apprécié des coureurs à pied au mois de mai, puis des cyclistes au mois d’août, des randonneurs en toute saison (naturistes ou « textile », c’est selon), le col de Vence attire aussi depuis une dizaine d’années les amateurs de mystère et d’insolite. L’endroit est chargé d’histoire (les Ligures, les Romains, les Templiers ont laissé des traces de leur passage…), le cadre est de toute beauté, isolé, sauvage, les paysages sont impressionnants, lunaires (l’érosion a sculpté le calcaire de façon très évocatrice, certains rochers ayant pris la forme de silhouettes) et puis, surtout, de nombreuses observations étranges y sont régulièrement faites, et plus particulièrement depuis une quinzaine d’années : lumières insolites, manifestations sonores inexplicables, traces au sol, boules dans le ciel, chutes de pierres, photos « surprises » par dizaines, appareils électroniques qui tombent en panne, poltergeists, etc. L’endroit est ce qu’on appelle une « zone d’anomalies permanentes ».
Deux groupes spécialisés étudient la question et organisent des veillées régulièrement. Les personnes vraiment intéressées peuvent les contacter mais il n’est pas recommandé d’y venir en famille, ce n’est pas Disneyland…


© F. Haÿs 2008 © F. Haÿs 2008
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| Exeter SRDjuil66.jpg | 45.34 Ko |
| Exeter GIGI.jpg | 48.53 Ko |
| Trancas1.jpg | 125.16 Ko |
| Galindez.jpg | 48.14 Ko |
| Panneauok.jpg | 363.87 Ko |
| Col-de-Venceok.jpg | 263.27 Ko |
| Camembert.jpg | 54.78 Ko |
| Aveyron-1966.jpg | 44.36 Ko |
- Le blog de admin
- 664 lectures


There are no comments for "Suite de l'article paru dans le n°12: "Loufoques les ufologues?"".
Poster un nouveau commentaire