Pinceaux, coccinelles et tango

aoû 24, 2015 / 0 comments

Je prends la plume aujourd'hui afin d'attirer votre attention sur un artiste dont les œuvres me touchent par leur force et leur simplicité. Cet homme c'est Bernard Cotte, qui avec plaisir crée et il s’attelle à construire son univers.
 

Son espace de création est composé d'une grange, d'un atelier pour travailler le bois et d'un jardin.
La nature est sa source d'inspiration et pour raviver souvenirs et sensations, il souhaite construire son manège végétal : un parc avec exposition permanente. C'est ainsi qu'il collecte consciencieusement les morceaux de bois qui jalonnent sa route afin de leur donner une nouvelle vie et de meubler son écrin de verdure.
Au départ, Bernard peint les paysages qui l'entourent dont la beauté le charme. Puis naturellement la passion du bois qui prend ses sources dans son enfance se ravive. L'arbre du Dieu des songes de l'antiquité, l'orme, obtient sa faveur.
"Le bois, c'est l'écorce de la vie, pour le façonner, il faut suivre son fil", confie-t-il. Afin de souligner et de dégager la beauté des veines et des nœuds, de capter notre regard, il ajoute des couleurs : rouge/ blanc/ noir, une sorte de clin d’œil à nos ancêtres de la préhistoire qui peignaient dans les cavernes avec ces teintes.
Bernard cherche à nous surprendre et nous ouvre aujourd'hui la porte de son imaginaire pour nous présenter sa nouvelle exposition "Pinceaux, Coccinelles et Tango". Les œuvres sont de deux types : tableaux (maillages de morceaux de bois bigarré) réunis dans la grange, et sculptures extérieures, au sein du jardin. Cette exposition met en lumière deux œuvres. La première, un pinceau de cinq mètres de haut pour rendre hommage à la naissance de l'outil de l'artiste ainsi qu'à la reconnaissance de l'expression et de la transformation artistique. La seconde, des coccinelles sur un viaduc en bois pour représenter le viaduc de Darne situé à Clelles dans le Trièves. Ces petit coléoptères "Porte-bonheur", vêtus de rouge et de noir, qui s'approprient un repaire Triévois, sont un symbole pour l'artiste.
Un couple de danseurs de tango sera présent le soir du vernissage pour nous inviter à "rentrer dans la danse", danse où les volontés s’affrontent : virilité et domination, abondance et refus. Une sorte de métaphore de l'élan créatif qui tient l'artiste en tension et l'oblige incessamment à créer.

Texte par Emilie David
Photo par : Bernard Cotte
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